À propos d’Adélaïde…

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30/06/2013 par Thomas Fiera

Dans « Mourir en août » c’est comme ça que Ferrero nous décrit ma vieille amie :

« Adélaïde Renucci. 41 ans. Dite Adélaïde. (Il ne viendrait à l’idée de personne d’affubler d’un surnom une Adélaïde qui combine le physique d’une escort girl, avec l’affabilité d’une veuve corse, la jovialité d’une héroïne de tragédie antique et la dangerosité d’un cobra paranoïaque.) Linguiste et grammairienne. A séjourné au moins dix ans en Afrique où elle a décrit quatre idiomes peu connus et probablement participé à deux guérillas marxistes, notamment en organisant un trafic d’armes. Rompue à divers sports de combat et au maniement des principales armes à feu, elle semble avoir été présente lors de l’élimination physique d’un tyran africain bien connu. Les barbouzes des affaires africaines lui foutent la paix. Moi aussi. »

En fait c’est un portrait assez flatteur. Plutôt soft.

J’ai vu un jour un reportage sur un gars qui partageait sa luxueuse villa avec un couple de tigres. Il se la jouait cool et décontracté mais on sentait bien qu’il n’était jamais complètement tranquille. Tout en souriant avec l’air crispé du mec qui vient de réaliser que son proctologue ne s’intéresse pas qu’à son âme, il matait toujours les bestiaux du coin de l’oeil. Petite précaution quoi !

Avec Adélaïde c’est pareil.

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Elle m’a toujours fait penser à Modesty Blaise, l’héroïne – injustement oubliée – de Peter O’Donnel. Une panthère sensuelle et dangereuse, indépendante et loyale. Une femme quoi.

 » Et sans nous laisser le temps de réagir, elle saisit la corde et, passant sa jambe par-dessus le mur, se laissa tomber silencieusement dans le parc obscur. Quelques secondes plus tard, un discret sifflement nous informait que la voie était libre. Manu m’aida à descendre en rappel, elle-même se contentant de sauter dans le vide sans autre forme de procès.    Nous trouvâmes Adélaïde qui, accroupie, examinait les corps de deux énormes dobermans allongés sur la pelouse. Les têtes de deux chiens formaient des angles bizarres avec leurs colonnes vertébrales.    — Je peux pas sacquer ces clébards, murmura Adélaïde avec une moue dégoûtée. Ils ont été pervertis par l’homme et sont de vrais salopards. Ceux-là ne feront plus chier personne.    Vous comprenez pourquoi j’ai décidé d’être toujours en très bons termes avec cette linguiste de choc ? »

J’adore cette nana !

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Faites gaffe !

Tous ces textes m'appartiennent, vu que je me suis cassé les choses à les écrire. Alors je tiens à prévenir celui qui serait tenté de les détourner sans citer ses sources ou a des fins personnelles qu'il aura la visite d'Adélaïde Renucci. Voilà. Vous êtes prévenus. Non mais !

Vous perdez rien pour attendre.

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