A quoi je ressemble ?

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01/07/2013 par Thomas Fiera

A mon grand dam, nous vivons dans une société de midinettes, de voyeurs et d’accrocs aux faits divers people. Cela se répand, ça gagne. Comme dans les films de zombies, on voit des millions d’individus normalement cérébrés se transformer en goules avides de photos chocs et de détails intimes et croustillants : la Princesse Machin a-t-elle vêlé ? Le chanteur de ces dames est-il gay ? La présentatrice du JT ignore-t-elle vraiment le port de la culotte ? Ce n’est qu’un vague résidus de pudeur qui les retient d’aller mesurer le jboub du Prince Charles !

Me voilà donc à mon tour victime de cette fâcheuse tendance ! En effet, près de la moitié des lecteurs de « Mourir en août » (ce qui doit bien représenter trois personnes) veut savoir à quoi ressemble Thomas Fiera.  Alors l’autre là, le Ferrero (Mon Watson à moi), cossard comme pas deux, me refile le boulot au lieu de le faire lui-même.

Remarquez, c’est peut-être mieux comme ça. Je ne suis déjà pas l’Apollon du Belvédère alors il est sans doute préférable de ne pas laisser Monsieur l’Auteur me massacrer plus que nécessaire.

Bref.

Quoi dire ?

Mouais.

Disons pour commencer que quand j’étais jeune, j’ai tenté – sans grand succès il est vrai – de jouer les beaux ténébreux. Pas évident quand on n’est ni beau, ni ténébreux. Mais attention ! Je n’étais pas non plus un moche lumineux. Non. Moi j’étais plutôt du genre lichen ou tomate de mer : un quelconque transparent. Façon porte-manteau : on fait partie du décor et on peut toujours y accrocher un chapeau ou un parapluie.

Image

Alors qu’est-ce qui m’a permis d’échapper au statut définitif de plante en pot ? Les femmes. Les femmes sont des créatrices, des sculpteures. La tendresse et la bienveillance de leur regard peut vous modeler, vous pétrir, vous peaufiner jusqu’à extraire de vous la moindre molécule de charme ou de beauté jusque-là invisible. Elles savent voir. Enfin sauf les connes, mais bon, là c’est un autre sujet.

Bref.

Alors à quoi je ressemble ?

C’est quoi le résultat de quelques décennies de modelage et de pétrissage féminin ?

Et bien ça donne un grand mec dégarni, assez imposant et arborant l’air aimable d’un dentiste caractériel qui a mal dormi. Presque cent kilos de mauvaise humeur chronique et cent quatre-vingt–six centimètres d’idéalisme consterné. Il paraît que mon sourire est très bien mais je dois dire que c’est une information assez confidentielle. Il n’y a guère que les chats, les femmes et les enfants qui en profitent. Et encore. Pas tous. Les chats barjots, les femmes qui aiment les hommes qui aiment les femmes et les enfants émerveillés. Les autres ont droit au régime standard.

Alors voilà. Vous savez tout.

Et si vous me dites que vous ne savez toujours pas à quoi je ressemble, dites vous que la réciproque est vraie et que franchement, je m’en fous.

 

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