De la mélancolie

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03/07/2013 par Thomas Fiera

Je sais qu’il y a parmi vous – inutile de nier j’ai les noms – des personnes que ma nette tendance à la sinistrose irrite.

Il s’agit pour certains d’entre eux de soupçonneux rationalistes qui n’y voient qu’une pose, un genre de coquetterie narcissique, incapables qu’ils sont de comprendre tout ce qui n’obéit pas à la règle à calcul. Eux, je ne leur en veux pas. Je les plains. Ils doivent avoir de bien profondes souffrances à cacher pour se sentir, à ce point, obligés d’en nier l’existence même.

Et puis il y a les autres. Les optimistes incurables, les souriants perpétuels, les insupportablement légers ! Tous ceux qui ne pensent, ni ne disent JAMAIS de mal de personne car pour eux tout se vaut, tout est respectable, tout est audible.

Tous ceux qui sont TELLEMENT gentils qu’ils vous en filent la nausée, comme une boisson gluante et trop sucrée. Ceux qui pardonnent tout à tout le monde tout le temps parce qu’ils sont finalement tellement pleins d’eux-mêmes que rien ne les atteint vraiment.

Tous ces putains d’adeptes de la glisse, d’un monde fun et sans friction et dont l’idéal de vie se résume à un épisode de Friends !

Ils me trouvent méchant. Désagréable. Je fais dans leurs vies comme un crissement d’ongle sur un tableau noir.

Eux si légers, si gentils, si mignons comment pourraient-ils seulement commencer à comprendre un hémophile de l’âme comme moi ?

http://emotioninart.files.wordpress.com/2009/12/melencolia21.jpg

Moi dont la moindre blessure jamais ne se referme. Moi, qui comme le Fuñes de Jorge Borges, serai à jamais malade de la mémoire. Moi dont l’esprit résonne (déraisonne ?) d’une perpétuelle polyphonie de chagrins.

Bref : font chier ces cons !

Alors oui je suis mélancolique et ceux que ça dérange peuvent s’acheter le dernier roman de Marc Lévy, le rouler en cône et se le carrer où je pense.

Ce sont les autres qui m’importent. Ceux qui connaissent la saveur douce amère de la bile noire, ceux dont l’âme intranquille frémit sans cesse, ceux qui souffrent doucement, paisiblement et payent au prix fort l’incroyable bonheur parfois d’être simplement debout, vivant au milieu d’un monde réellement plein de merveilles..

 

Et toc !

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Faites gaffe !

Tous ces textes m'appartiennent, vu que je me suis cassé les choses à les écrire. Alors je tiens à prévenir celui qui serait tenté de les détourner sans citer ses sources ou a des fins personnelles qu'il aura la visite d'Adélaïde Renucci. Voilà. Vous êtes prévenus. Non mais !

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