A propos de la gentillesse.

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05/07/2013 par Thomas Fiera

Il paraitrait que je ne suis pas gentil.

Ça m’a scié !

Une personne qui m’est chère, m’ayant fait l’honneur de lire les misérables pages de ce blog m’a assené ça sans aucune précaution.

Je ne suis pas gentil, limite désagréable et mes commentaires acides et agressifs n’auraient d’autres fins inconscientes que de faire fuir les rares personnes susceptibles de m’apprécier. Ce qui est – paraît-il – très typique de mon comportement velléitaire, dépressif et autodestructeur. Rien que ça !

Moi qui avais le sentiment de faire de gros efforts de sociabilité ! Non mais c’est vrai quoi ! J’écris un blog, je mets des jolies couleurs partout (bon c’est vrai… surtout du noir… mais bon… c’est quand même une couleur non ?), je trouve des titres, des images, je suis primesautier, léger, parfois un peu acidulé, je l’avoue et voilà que – patatras – on m’annonce que je ne suis pas gentil et que j’essaye de faire fuir mes lecteurs !

Tant d’injustice me secoue d’indignation !

Fi !

J’en suis fort marri.

Bon.

Maintenant…

Je dois bien admettre…

Que peut-être…

(Je dis bien PEUT-ÊTRE…)

… il a pu m’arriver, ici ou là, de laisser libre cours au très léger penchant atrabilaire qui fait le charme doux amer de ma personnalité.

Il n’est pas exclu, qu’emporté par ma frivolité coutumière, je me sois enhardi à railler avec plus de rugosité que nécessaire quelque idiosyncrasie de mes contemporains…

 

Bon allez ! Ça suffit ! Ça m’épuise !

Plein le dos de faire semblant de me justifier et de faire semblant d’être gentil. Pouah ! Rien que ce mot sur ma langue ! Comme une guimauve trop sucrée, poisseuse, un peu gluante !

Vite vite ! Me rincer la bouche !

Et bien non ! Je ne suis pas gentil ! Pas du tout même !

Mais ça ne signifie pas que je sois méchant. C’est juste que je suis énervé ! Véner comme disent les boutonneux !

Enervé par la vaste confrérie des cons que je ne me lasserai jamais de pourfendre, de moquer, de railler, de conspuer.

Renaissance humanist François Rabelais

Que n’ai-je le talent de Rabelais :

Ici n’entrez pas, hypocrites, bigots,
Vieux matagots, marmiteux, boursouflés,
Torcols, badauds, plus que n’étaient les Goths,
Ou les Ostrogoths, précurseurs des magots,
Porteurs de haires, cagots, cafards empantouflés.
Gueux emmitouflés, frappards écorniflés,
Bafoués, enflés, qui allumez les fureurs;
Filez ailleurs vendre vos erreurs.

Voilà qui est chié chanté comme on disait à la Renaissance, grande époque de combat contre la connerie si il en fut !

Bref.

Donc, comme Rabelais interdisait l’entrée de son Abbaye de Thélème aux matagots et cafards empantouflés, pour ma part, j’interdis l’entrée de ce blog aux cons et à tous ceux qui ne trouveraient pas leur cul avec une lampe torche et une carte d’état major.

Et voilà ce qui fait dire à certains que je ne suis pas gentil.

Bon.

Va falloir vous y faire alors !

Mais je reviendrai pour continuer à vous causer des cons et de la gentillesse.

 

Si vous êtes sages.

 

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