SOS GUAINO

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13/08/2013 par Thomas Fiera

C’est l’été, le temps des vacances insouciantes, du farniente les pieds dans l’eau. On s’amuse, on se détend, on laisse s’exprimer la cigale qui est en nous.

Mais ce n’est pas vrai pour tout le monde.

Même en cette période estivale la misère et le manque pèsent sur certains de nos concitoyens.

Et j’imagine qu’aucun de vous, aussi gavés de soleil et de tapas que vous puissiez être, n’est resté insensible au cri déchirant lancé par Henri Guaino : les députés sont mal payés et travaillent dans des conditions déplorables.

Rendez-vous compte : il ne touche plus qu’une indemnité de 7100 euros. Si on ajoute diverses primes et avantages à l’opacité absolue, il atteindra péniblement les dix-mille euros, lui qui en recevait plus du double lorsqu’il trimait à l’Elysée auprès de celui-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom.

C’est à la limite du supportable. 

Alors j’entends d’ici certaines voix discordantes – des jaloux, des envieux, pour ne pas dire des gauchistes – faire remarquer que ces dix-mille euros représentent à peu près sept fois le montant d’un SMIC.

Et alors ? Quel rapport ? Les SMICARDS sont pauvres par la volonté du très haut. Ils habitent dans des logements miteux, puent la sueur, ne lisent que des journaux gratuits quand il ne font pas du sudoku dans le métro et sont, par ailleurs, affligés de physiques disgracieux. Ils ne MÉRITENT pas de gagner plus. Et d’ailleurs ils sont très contents de leur sort. Sinon ils feraient en sorte d’occuper utilement leurs vies : traders, avocats, chirurgiens esthétiques… Ce ne sont quand même pas les bons métiers qui manquent non ? Au lieu de cela ils choisissent d’être caissières, manœuvres, employés de bureau… Ils ne vont pas se plaindre quand même !

Alors que Guaino ! Guaino ! 

D’abord il est beau. Il ressemble à un poteau télégraphique qui aurait avalé un parapluie. Il est souriant comme un percepteur et aussi drôle qu’un proctologue avec des moufles.

Ensuite il est intelligent. Il a lu des livres. Au moins deux : le dictionnaire des citations et l’art d’être courtisan, de Baltasar Gracian.

Et puis surtout, il est très sexy. Presque autant que Claude Guéant. Tous les amateurs de latex et de panpan cucul doivent humecter leur petit linge quand ils le voient nous faire de grosses colères à la télévision. Guaino c’est le spécialiste international de la grosse colère et du caca nerveux. Il fronce ses sourcil, il fronce sa petite bouche de guppy, il fronce tout ce qu’il peut froncer en fait et puis il craque : je ne suis pas content du tout éructe-il. Et ça fait peur. Mais c’est tellement bon !

Alors, savoir qu’un tel monument de la République et du BDSM en est quasiment réduit à la mendicité et à la clochardisation, ça me retourne.

J’en appelle donc à votre générosité, à votre solidarité : aidons Henri Guaino.

Vous pouvez lui envoyer de l’argent, des chèques, des chèques restaurant, des cacahuètes, des fruits – même un peu pourris, des marrons, des pierres et des pavés si vous avez ça sous la main.

C’est une bonne œuvre.

D’avance merci.

 

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