J’AIME PAS LES QUENELLES !

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22/12/2013 par Thomas Fiera

Quand j’étais môme, il y avait dans mon école un gamin qui devait être le plus grand pétochard de l’hémisphère Nord. Le genre qui a peur des mouches et qui attire les emmerdes et les baffes perdues comme un vrai paratonnerre à embrouilles.

Il n’y aurait eu que ça, je ne m’en souviendrais même pas de ce gusse et puis la trouille, après tout, ça n’a rien de déshonorant. C’est comme le psoriasis et l’eczéma, c’est un peu dégueu, pas très sexy mais celui qui en souffre n’y peut pas grand-chose. Il faut juste qu’il évite de vous le foutre sous le pif au moment du dîner.

Ce qui était vraiment gerbant chez lui et qui lui vaut l’honneur de figurer dans mon placard à souvenirs, c’est que non content d’être une lavette, il était veule, pathétiquement veule, et déployait de gros efforts pour se faire bien voir de ses persécuteurs, les petites brutes de la cour d’école. Il faisait le beau devant eux, littéralement, il frétillait de partout, il leur rendait service, essayait de les faire rire, s’humiliait, s’abaissait dans le minable espoir d’entrer dans leurs bonnes grâces.

C’était un genre de Pétain ou de Laval du cours élémentaire qui pour sauver sa petite gueule de fouine n’hésitait pas à balancer des victimes expiatoires de remplacement aux sales morveux dont il léchait le cul. Fallait le voir, alors, rire avec les loups, ignoblement soulagé – pour un temps – de n’être pas celui qui servait de paillasson aux tyrans de la Communale.

Bref.

Et bien, quand je vois Monsieur Dieudonné Mbala Mbala, c’est à ce gamin que je pense.

C’est la même histoire au fond. Un pauvre bouffon pathétique qui essaye de se faire bien voir de ceux qui le méprisent et qui pour y arriver n’hésite pas à s’abaisser un peu plus chaque jour, insinuant sa langue bien pendue entre les fesses des réactionnaires de toutes obédiences. Mais ce n’est pas encore suffisant. Alors pour être bien sûr de ne pas être renvoyé à sa niche et dans l’espoir d’être accepté, admis, reconnu, il casse du Juif à tour de bras, renouant avec un genre d’humour que l’on pensait définitivement emporté dans les égouts de l’histoire.

Pourtant, à force de patauger dans la merde, Monsieur Dieudonné Mbala Mbala est parvenu à y repêcher des blagues qui auraient eu un succès fou dans la Milice et qui lui permettent d’être toléré au grand banquet des fachos, des intégristes, des réacs et des bas du Front. Mais il n’y est que toléré. Juste toléré.

Forcément.

Évidemment.

Car Monsieur Dieudonné Mbala Mbala a oublié un léger détail. Il est noir. Noir clair, mais noir. Et aux yeux d’une bonne part des grands humanistes qu’il courtise, cela revient à dire qu’il n’est qu’un nègre, un mal blanchi, un bamboula rigolo qui amuse la galerie avec ses mines de Banania et dont on s’occupera sérieusement quand on aura réglé leur compte aux habituels préposés aux pogroms et autres ratonnades.

Qu’est-ce qu’il croit ce triste comique ? Que les racistes qu’il fréquente ont le racisme sélectif ? Qu’ils vont oublier sa couleur de peau parce qu’il collabore avec l’ennemi ? Que les innombrables victimes de l’esclavage seront vengées parce qu’il a adopté le point de vue du Maître ?

Dieudonné Mbala Mbala n’est au fond qu’un traître, un pauvre bouffon servile qui veut se faire bien voir, une lavette qui lèche le cul de ses possibles bourreaux en espérant qu’on lui décernera un certificat d’acceptabilité.

Moi qui suis un métèque, fier de l’être et qui ai puisé dans cet état de fait un sentiment de fraternité avec l’Humanité tout entière, je me sens souillé, insulté, éclaboussé par les abjectes pitreries de ce collabo.

En plus il n’est pas drôle.

Il est devenu vulgaire, bouffi de haine et d’aigreur.

Confondant sa bouche et son anus, il distille ce qu’il croit être des mots d’esprit et qui ne sont que des étrons qu’il expulse avec des mines gourmandes et gourmées. Il rit de ses propres flatulences verbales.

Il plaisante gras. Il plaisante bas. Il fait dans la quenelle et le caniveau. Son cerveau lentement se transforme à son tour en quenelle. Un genre d’encéphalite spongiforme.

 

Monsieur Dieudonné Mbala Mbala.

Je pense éventuellement que je pourrai le plaindre quand j’aurai fini de le mépriser.

Mais c’est pas pour tout de suite.

Et Toc !

 

 

 

 

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7 réflexions sur “J’AIME PAS LES QUENELLES !

  1. Je ne sais pas si je pourrai encore regarder une quenelle dans mon assiette…

  2. Mia M dit :

    Je ne comprends pas comme un gars, peut tout d’un coup basculé dans l’horreur. Il y a sûrement un déclencheur…psychiatrique peut-être.

    • jbferrero dit :

      Céline, Drieu la Rochelle, Rebatet, ils sont nombreux ceux que la haine pathologique de l’Autre (donc de soi) a entrainés « de l’autre côté ».

  3. Le déclencheur…je ne sais pas…on cherche des raisons, voire des excuses aux gens connus, et aux autres ensuite mais, comme Thomas le dit, dans son post sur la mauvaise fréquentation, basta, quoi ! On peut juste parler je crois de gens haineux et cons au bout du compte; en tous cas moi j’en ai marre de chercher des raisons à la connerie, que ce soit celle des bourgeois ou celle des prolos! Ces gens rendent le monde angoissant, puant, dur à vivre. C’est l’effet que ça me fait

  4. Tancrède de Hauteville dit :

    Magnifique, vraiment ! Le métèque trahi par l’un des siens ! Dans le genre des cocus classifiés par Fourier, vous illustreriez à la perfection le cocu indigné. C’est un rôle de répertoire comme un autre, vous me direz. Tout le monde ne peut pas être jeune premier.

    • Thomas Fiera dit :

      Vous n’êtes qu’une petite chose venimeuse, pleine de haine et de frustration. Je pourrais vous haïr ou vous mépriser mais je vous laisse ce genre d’exercice auquel vous semblez exceller. Au fond je vous plains… Faut-il que vous soyez malheureux et effrayé pour abriter tant d’exécration… Vous êtes probablement un prof, lettre, histoire géo peut-être… Ou bien un universitaire… Vous êtes en tout cas une personne cultivée et manifestement intelligente… Mais la haine vous dévore et vous dévorera comme elle dévore toujours ceux qui lui vouent un culte. Vous êtes déjà mort et vous ne le savez pas.

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