Quand le Front (national) bas et lourd, pèse comme un couvercle…

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26/04/2014 par Thomas Fiera

Vous vous souvenez à la Communale, le petit voyou, la petite brute qui terrorisait tout le monde ? Il était parfois plus costaud – et encore, pas forcément car j’ai personnellement connu un genre de petite crevette hargneuse qui tétanisait de trouille tout un collège – mais il était surtout plus méchant.

C’est là que résidait sa vraie force à ce cafard, dans cette forme vicieuse de méchanceté qui laissait désarmés ceux qui lui faisait face. Que faire ? Que dire ? La plupart se planquaient en espérant lâchement qu’un autre en ferait les frais, les plus veules pactisaient, espérant ainsi grappiller une miette de pouvoir et les plus courageux réprouvaient en hochant la tête pieusement. Parfois même ils disaient tout haut que c’était mal, qu’ils allaient le dire au proviseur ce qui, naturellement, n’empêchait pas la petite brute de continuer à racketter ou molester les plus faibles et les plus démunis.

Les petits ont grandi, la Communale est devenu la République et le petit voyou s’appelle le Front National. Et naturellement rien n’a changé. Le méchant continue de faire peur, les lâches continuent de regarder ailleurs et les veules d’adopter la posture soumise de la levrette consentante.

Les gentils ? Que font les gentils ? Rien comme d’habitude. Ou si peu. Ils font des concours de moues réprobatrices et froncent les sourcils très fort. Ça marche avec leur petit neveu de deux ans, ça marchera peut-être avec l’extrême droite… Non ? Ah. Dommage.

Les gentils, comme toujours, ne savent pas quoi faire. Ils s’emmêlent, s’empêtrent, s’enferrent, se mélangent les pinceaux et passent plus de temps à sodomiser les diptères sur de subtils points de rhétorique qu’à s’attaquer au véritable adversaire. A croire qu’ils le font exprès. A croire que les gentils ne seraient, au fond, que le résultat d’un croisement contre-nature entre un lâche et un veule.

Alors bien sûr, il ne s’agit pas de virer facho, de saisir matraque ou batte de base-ball afin d’aller équarrir toutes les communes où le Front bas et lourd pèse comme un couvercle. C’est pas l’envie qui en manque parfois, mais… Mais non. Cela ne ferait que nourrir la Bête qui est avide de sang, de violence et de méchanceté.

Alors que faire ?

Que faire à cette bête qui, dans toute l’Europe, croît de jour en jour, qui grossit, enfle, prospère, devient insolente, agressive, conquérante.

Il faut lui botter le cul.

Il faut la harceler sans cesse, sans relâche, partout, tout le temps, à chaque fois qu’elle montre le vilain bout de son museau.

Au travail, dans la rue, les transports, les journaux : ne laissons rien passer. Réagissons, dénonçons, gueulons à plein poumon qu’elle est là. Éveillons tous ceux qui somnolent au lieu d’être vigilants.

Quand un connard sort une blague raciste bien répugnante dans une soirée, pourquoi devrais-je fermer ma gueule sous le prétexte de ne pas gâcher la fête ? Pourquoi serait-ce à MOI de me taire et pas à lui ?

Quand un connard (le même ou son cousin) balance une pseudo vanne sexiste, débile et grasse à côté de la machine à café, pourquoi devrais-je fermer ma gueule au nom de la neutralité de l’entreprise ? Pourquoi MOI et pas lui ?

Les connards, les méchants, les malfaisants, vicieux, fachos et autres nuisibles prospèrent sur le silence des gentils.

BOTTONS LEUR LE CUL !

BAS DU FRONT

Combattons les avec les seules armes qui leur font vraiment peur : l’intelligence, l’humour, la dérision, la culture, les Lumières.

Aujourd’hui, les bas du Front essaye d’éteindre la lumière, les Lumières.

Vous me dites que j’exagère ? Allez donc lire cet article qui énumère quelques unes des premières mesures prises par les nouveaux maires du FN.

Édifiant non ?

Et ce n’est qu’un début.

Alors plantons leur nos crocs là où ça fait mal et ne les lâchons pas.

Harcelons les.

Moquons-les à qui mieux mieux.

Soyons le moustique incessant qui les rendra fous, encore plus fous qu’ils ne sont jusqu’à ce qu’ils s’éclatent le crâne contre un mur pour ne plus nous entendre.

Montrons leur ridicule, leur bêtise, leur bassesse, leur pitoyable crétinerie.

Faisons en sorte que notre rire les tue…

Il est encore possible d’utiliser ce genre d’arme là…

Mais pour combien de temps ?

 

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12 réflexions sur “Quand le Front (national) bas et lourd, pèse comme un couvercle…

  1. Je m’y applique, Thomas, avec tous ces connards qui hélas gravitent autour de mon territoire, y compris dans l’entourage proche…

  2. pimbi64 dit :

    Eh oui, les connards ! Mais au fait, qui les a fabriqués, si ce n’est les politicards des autres partis ? A force de mensonges éhontés, de tromperies, de promesses sans lendemain, à force de vendre leur poudre de perlimpinpin sur ces tréteaux de foire que sont les estrades des campagnes électorales, à force de masquer leurs intentions, de dévorer à pleines dents les prérogatives de leurs ambitions mesquines et égoïstes, n’ont-ils pas tous ensemble, PS, UMP et consorts, incité le français moyen, celui qui oscille toujours plus ou moins entre droite et gauche, entre extrémisme et modération, à tenter l’aventure d’un bon régime bien dictatorial, tout à fait aussi pourri que ses homologues, mais dissimulant pour l’heure son faciès de bourreau derrière des masques de guérisseur miracle ? Interrogeons-nous si les gabegies et autres supercheries à répétition fomentés à longueur d’année dans les ministères ne sont pas souvent les promoteurs des dérives du citoyen désemparé ?

    • Thomas Fiera dit :

      Certes certes…. Les partis traditionnels, à force de magouiller, trahir leurs promesses et surtout tourner le dos aux valeurs de la République pour leurs préférer un libéralisme déshumanisé, ont fait le lit du FN. Mais bon, on va d’abord s’occuper du FN… le neutraliser autant que faire se peut et après on ira botter le cul de tous ces putains d’enarques et de banquiers qui nous prennent pour de simples variables d’ajustement. Chaque chose en son temps… Et quand on aura rétabli une République belle, généreuse et fraternelle, on ira tous pique-niquer à la plage !!! 🙂

  3. Dupondt dit :

    Que de poncifs !
    Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage.
    des méchants y en a pas qu’au front national, loin de là.
    Et les gentils commencent à savoir quoi faire: vu que dès qu’ils cherchent à réagir, on les traite de fachos, parce que depuis 1968 il est interdit d’interdire – d’où une montée de la criminalité tout comme de l’égoïsme des gens, avec les petits délits toujours impunis allant du bruit de voisinage, aux barbecues envahissants, et aux soirées bruyantes,où l’on est prié si l’on s’en plaint, d’aller habiter en rase campagne, alors qu’à première vue c’est plutôt au bruiteur de le faire. Vu donc tout cela, les gentils ont commencé depuis longtemps à adhérer au front national.
    Occupons-nous donc de la cause plutôt que de faire comme tous nos politiques actuels qui ne traitent que les effets. Il est vrai que c’est plus difficile et que cela paraît moins glorieux que de se poser en chevalier pourfendeur de méchants !

    • Thomas Fiera dit :

      Eh oui, je pourfends les méchants ou en tout cas, j’essaye… Et je persiste à affirmer que le FN est un ramassis de réacs aux idées nauséeuses. Que vous soyez fatigué de l’état du monde, je peux le comprendre, parce qu’effectivement il y a bien des choses à remettre d’équerre. Que le FN n’ait pas le monopole de la connerie, j’en conviens également. Mais quand vous dites que les « gentils » adhèrent au Front National, je ne peux en aucune façon laisser passer cette affirmation. L’Histoire du XXème siècle étant ce qu’elle est, aucun « gentil » ne peut adhérer au FN… Il n’aurait aucune excuse d’aucune sorte… sauf celle d’être un putain d’égoïste imbécile à la vue courte… Je n’ai aucune compassion, ni aucune compréhension pour ceux qui, pour défendre leurs petits intérêts, sont prêts à livrer le pays à un parti réac, xénophobe et totalement hors du coup. Ceux là ne peuvent être que de pitoyables salauds et je les conchie dans leur intégralité.

  4. METZGER dit :

    Tous les progrès de l’humanité sont basés sur le pouvoir du raisonnement, rendu possible grâce à l’intelligence et au savoir, la culture faisant mémoire commune. Déjà les convictions sont des ancres stabilisatrices qui bloquent l’évolution : elles sont la marque d’esprits fatigués de se remettre en cause. Mais la politique est le sanctuaire au seuil duquel on dépose toute compréhension au profit d’un culte, de règles morales, de lois et d’interdits qui parfois entrent en contradiction formelle avec le réel, la connaissance. Alors, pourquoi tant de gens défendent leur parti, parmi tant d’autres, avec une véhémence passionnée ? Pourquoi l’exercice dit « tranquille » de la politique est une lecture exclusive, extrémiste, dictatoriale sur la vie des citoyens en voulant s’imposer aux autres «infidèles» ou «hérétiques» ? Fiera, en s’abstenant de la recherche de la vérité sur l’Ukraine, délire sur ces bêtes noires comme l’alcoolique en délirium tremens. Tout ce qui s’y passe est instrumentalisé par nos « amis » américains. Les Ukrainiens ne se battent pas pour leurs droits, ils sont entraînés à la haine par une bande de guignols fascistes animés par Washington. « Copé est à la politique ce que la fosse des Mariannes est à l’océanographie  «  Ouah, et votre loghorrée est à l’intelligence ce que le mufle de la bête immonde est à la politique.

    • Thomas Fiera dit :

      Vous avez une capacité à raconter n’importe quoi qui est très supérieure à la moyenne nationale ! Par ailleurs, comme vous semblez apprécier l’humour de ce sinistre pantin de Dieudonné, je ne me fatiguerai pas à vous répondre. Je vous suggère donc de prendre vos commentaires, de les rouler bien fin et de vous les administrer par voie rectale, là où est manifestement votre cerveau.

  5. pimbi64 dit :

    Une république belle, généreuse et fraternelle ? Oui, bon… Je suis un utopiste optimiste, mais pas jusque là : si vous voulez arracher l’hydre du FN, il faut commencer par assainir les autres partis, qui souvent ne valent guère mieux ; à peine distingue-t-on un pâle masque sur des faces aussi livides que celles des fachos frontistes. La récente affaire de l’Arabie saoudite achève de me dégoûter du pouvoir actuel. Un « partenaire », dit le gros Hollande qui n’aura jamais autant ressemblé à Louis XVIII lustrant les bottes de la maison d’Autriche et des Anglais ; la belle affaire ! On s’apprête à décapiter un jeune homme pour le crime d’avoir eu une opinion à lui, le bourreau affûte sa hache, et pas la moindre trace d’indignation officielle, pas de protestation, alors qu’une telle ignominie devrait mettre l’Arabie saoudite au ban des nations civilisées ? Allons, allons, nous avons face aux menaces d’islamisation de l’Europe la même attitude que Chamberlain face aux invasions d’Hitler ; nous sommes des poules mouillées qui pratiquent la politique de l’autruche. Comment cela finira-t-il, à votre avis ?
    La justice, c’est comme l’amitié : tant soit peu de fermeté ne lui messied pas. Mais de tout laisser faire, c’est la porte ouverte aux fléaux de toute espèce, et ceux-ci risquent bien de nous rattraper avant que nous ayons eu le temps de dire ouf…

    • Thomas Fiera dit :

      C’est pour cela que je veux continuer à croire en la République même si celle ci n’est réellement défendue par aucun parti, ni aucun politicien d’envergure. Mais moi, j’y crois.

  6. pimbi64 dit :

    Vous croyez en la République comme Saint-Just, et moi j’y crois comme Victor Hugo : ça n’empêche pas les Badinguet de faire des coups d’Etat. Le coup d’Etat de la nôtre, c’est le triste sire Sarkozy, despote vulgaire au petit pied, qui l’a commis en piétinant la volonté populaire par le traité de Lisbonne, puis en nous inféodant aux intérêts Américains. La République s’est convertie en une marchande à la criée qui vent des armes à la terre entière. Pour moi, ce n’est pas compatible avec l’idéal républicain.

    • Thomas Fiera dit :

      Ne confondons les gouvernements et la république. Et je me sens plus proche d’hugo que de saint just.

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