Freaks National (FN) place de l’Opéra

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01/05/2014 par Thomas Fiera

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais en ce qui me concerne, j’associe le 1er Mai au Muguet, à de jolies filles en robes blanches défilant sous des drapeaux rouges, le tout tempéré d’une pointe de nostalgie au goût de Cerise, quelque part du coté du Mur des Fédérés.

Pour certains d’entre vous, cette journée n’est peut-être qu’une pause bienvenue, parfois génératrice de pont et annonciatrice des félicités estivales.

Mais pour d’autres, les horribles thuriféraires du Freaks National Show, le 1er Mai est la date du Grand Sabbat de l’Opéra, la parade des monstres qui relègue le film de Tod Browning au rang de fade bluette, un genre de concentré de Halloween qui fait sortir de leurs trous tous les hypocrites, bigots, vieux matagots, souffreteux bien enflés, torcols, idiots plus que n’étaient les Goths ou les Ostrogoths, précurseurs des magots, porteurs de haires, cagots, cafards empantouflés. gueux emmitouflés, frappards écorniflés, bafoués, enflés, qui allumez les fureurs [1]et d’une façon générale tous les amputés de la tête, les ramollis de l’entendement et rachitiques de l’âme qui vont rendre hommage à la sorcière en chef, la grosse blonde aux allures de déménageur travesti qui vomit des crapauds quand elle ouvre la bouche.

Que n’ai-je le verbe de Rabelais ou la plume de Jacques Callot pour décrire la pitoyable diarrhée humaine que constitue ce défilé : parachutistes prognathes frappés de sénilité et dont le béret vissé sur le crâne empêche la fuite du cerveau ; vieux partisans de l’Algérie Française, recuits dans des haines demi centenaires et qui hormis cette haine, ont tout oublié du pays qu’ils revendiquaient naguère ; mignons petits catho tellement coincés du cul qu’ils doivent péter par les oreilles qu’ils portent souvent fort décollées ; jolies petites catho aux sourires crispées qui ne connaitront du coitus que sa version interruptus et n’avoueront jamais le trouble que provoque en elles la vue de la quasi nudité du Christ sur sa croix ; brutes de tous formats dont les crânes rasés ne sont constitués que d’os épais et de matières vaguement coagulées dans les interstices desquels végètent quelques neurones de rat.

Derrière cette aristocratie du Freaks National Show, viendra ensuite l’immense cohorte des sans-grades, les rancis, les fielleux, les pas-finis, jaloux, teigneux, méchants, bêtes et veules. Ils sont tout pleins d’acide, de bile verte, de jus amer et âcre. Ils vomissent la vie, la beauté, l’étrangeté. Ils vomissent toute forme de lumière qui les aveugle et les oblige à regagner leurs trous puants.

Ils ne sont que des cafards.

Image

Et ne vous leurrez pas, vous qui lisez ces lignes, ne vous égarez pas dans une inutile compassion condescendante envers cette mascarade effrayante, n’allez pas concevoir je ne sais quelle compréhension malvenue à l’égard de ces gens.

Ils ne sont pas égarés, ils n’ont pas été trompés, dupés, manipulés.

Ils sont exactement là où ils souhaitent être.

Ils sont venus pour le Grand Sabbat de la haine et ils espèrent de toute leur force que cela ne soit qu’un début.

Sachez-le : ils vous haïssent. Ils vous veulent du mal. Ils veulent vous voir foulés au pied, humiliés, trainés dans la boue.

Qu’ils en aient la possibilité et ils vous lapideront, déchireront vos chairs avec leurs griffes, briseront vos os, gommeront vos âmes et le simple souvenir de vos noms.

Ils vous haïssent parce que vous êtes jeunes ou beaux, riches ou cultivés. Ils vous haïssent parce que vous êtes femme, juif, noir, gay ou simplement différents. Ils vous haïssent parce que vous connaissez les bons endroits, les bonnes personnes. Parce que vous êtes détendus, sereins, heureux. Parce que vous avez de l’humour, du talent ou tout simplement parce que vous jouissez quand vous faites l’amour.

Ils vous haïssent d’être tout ce qu’ils ne sont pas.

Ils vous haïssent d’être.

Tout simplement.

Ces gens veulent notre mort.

Ce n’est pas de la paranoïa mais la simple et terrifiante expression de la réalité.

Et ces gens qui veulent notre mort se rapprochent chaque jour un peu plus du pouvoir. Tels des monstres rampants laissant derrière eux un gluant sillage d’humeurs visqueuses, ils glissent vers le pouvoir et nous les regardons faire, les bras ballants en nous interdisant d’être « méchants » ou de dire des choses désagréables à leur propos.

Si vous avez envie de vous faire dépecer vivants, grand bien vous fasse !

Mais en ce qui me concerne, je ne me laisserai pas faire.

Je ne sais pas si cela sera suffisant, si cela sera efficace, mais je sais au moins que cela sera bien plaisant de dire tout le mal que je pense des ces affreux racornis, de leur flanquer de grands coups de tatanes dans les gencives et de les faire cramer sous la grande loupe de l’humour et de l’esprit.

BOTTONS LEUR LE CUL !

Et toc !

 

[1] Merci à Rabelais pour ce texte qui interdit l’entrée de l’Abbaye de Thélème aux affreux en tout genre.

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