Abstention, piège à con…

30

23/05/2014 par Thomas Fiera

J’aimais bien Coluche. C’était un gars sympa. Plutôt drôle comme comique, franchement talentueux comme acteur et carrément à chier quand il se mêlait de politique. Être sympathique n’est pas un métier et cela ne vous confère pas un brevet de spécialiste en tout et n’importe quoi.

Drôle et pertinent le reste du temps, Coluche aurait mieux fait d’éviter de parler de politique. Quand il s’y est essayé, il a sombré dans un genre de poujadisme de gauche, un populisme facile façon café du commerce, un pseudo anarchisme de comptoir sur l’air du « tous pourris »…

Cette espèce de suspension de la pensée politique qui nivelle par le bas ne peut que plaire à la grande masse des abrutis. Ils aiment aller au plus simple et se sentent ainsi dispensés de prendre des responsabilités.

Aussi, je suis agacé quand je vois fleurir sur le net un message citant Coluche et qui clame « si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que cela serait interdit… ».

Le degré zéro de la pensée politique. Le genre d’aphorisme facile qui fait rire les blaireaux, ceux là-mêmes qui ne votent jamais, ne se déplaceront jamais à une réunion publique, à un conseil municipal, ne lisent pas le journal mais se plaignent quand même qu’on leur a confisqué le pouvoir. Alors qu’ils se sont eux-mêmes exclus de la vie de la cité en se cantonnant au rôle confortable du spectateur ricanant.

Bande de nazes !

Voter peut effectivement changer les choses et c’est pour cette raison que cette pratique est effectivement interdite sur une bonne partie de la planète. Pensez-vous vraiment que les despotes, les dictateurs et les terroristes s’en prendraient aux bureaux de vote si le vote ne servait à rien ?

Alors oui, nos politiciens sont une bande de pantins pathétiques.

Oui nous avons toutes les raison de nous sentir trahis par ces énarques consanguins qui se cooptent mutuellement dans leurs incessants petits arrangements entre amis.

Oui Copé est un triste sire, Sarkozy un boutiquier vulgaire, Fillon un proctologue dépressif, Hollande un mou du genou, Mélanchon un aboyeur…

Oui le beau rêve européen s’est mué en un cauchemar technocratique.

ET ALORS ?

VOUS VOULEZ QUOI ?

LE PEN A L’ELYSEE ?

Je ne sais pas toujours très bien ce que je veux, mais en revanche je sais parfaitement ce que je ne veux pas.

Je ne veux pas que l’extrême droite, cette bande de malade au cerveau de rat, ne s’approche davantage du pouvoir.

Je ne veux pas voir les tenants de l’ordre et de la morale patrouiller impunément dans les rues.

Je ne veux pas que l’on réécrive l’Histoire que l’on apprendra à mes enfants.

Je ne veux pas que l’on maltraite mes voisins parce qu’ils ne pensent pas comme il faut, ne prient pas comme il faut, ne baisent pas comme il faut ou n’ont pas la couleur qu’il faut.

Alors les petits malins qui appellent à l’abstention, je vous conseille instamment de changer de disque, de retrouver votre carte d’électeur et d’aller voter contre à défaut de voter pour.

Voter CONTRE l’extrême droite n’est pas simplement un votre utile, c’est un vote nécessaire, indispensable.

Alors allez voter tant que cela n’est pas interdit !

Et toc !

 

Publicités

30 réflexions sur “Abstention, piège à con…

  1. Tesrathilde dit :

    « Pensez-vous vraiment que les despotes, les dictateurs et les terroristes s’en prendraient aux bureaux de vote si le vote ne servait à rien ? » Eh oui ça parait pourtant évident…

    • Thomas Fiera dit :

      Et oui. Il nous faut toujours en revenir aux évidences. Un peu sisyphien comme travail mais nécessaire ! 😉 Et puis comme disait Camus, il faut imaginer Sisyphe heureux !

      • Julien guerret dit :

        En France on aime bien cité aussi les noms des auteurs de merde des philosophes de merde ,coluche était un vrai génie,rip !Il n’était pas raciste comme les Camus ,Voltaire …certains ont même participe à la traite negriere donc avant d’écrire des bêtises faites des bonnes recherches. Voter sert à rien ,les politiciens sont des voleurs et ce ne sont pas eux qui gouvernent…

      • Thomas Fiera dit :

        Moi aussi j’aimais bien Coluche. Jusqu’au moment où il a commencé à se prendre au sérieux – tragique pour un humoriste – et où il a commencé à tenir des propos démagogiques et quasiment poujadistes… Comparer Coluche à Voltaire et Camus est du dernier grotesque… Quant à accuser Camus de racisme… Avant d’inviter les autres à se cultiver, commencez donc à le faire vous-même, en lisant les textes et pas les compte-rendus bidons et déformés trouvés sur Internet. La théorie du complot n’est pas une théorie, juste un gros tas d’immondices… L’inculture est le terreau du fascisme, si vous voulez le combattre, lisez et cessez de raconter n’importe quoi !

    • à 100%, d’accord, bien sûr…La même trouille, la même colère et c’est vrai, on en a marre de voter contre et pas pour, mais comme tu le dis, pour l’instant, on en a le droit, ce droit que tant aimeraient avoir, alors merde, oui, il FAUT aller voter

      • Édouard dit :

        « Il FAUT voter », « ceux qui ne votent pas sont des abrutis », « voter contre l’extrême droite n’est pas un vote utile, c’est un vote indispensable »

        Tu traites de beauf’ ceux qui ne votent pas, prônant haut et fort la chance que nous avons, nous, civilisés du monde libre et intelligent, d’avoir ce droit de vote. Par contre, ce que tu ne dis pas, c’est que tu préfères amplement un mec qui ne vote pas du tout, plutot qu’un mec qui vote Lepen…

        Laisse moi te dire, mon ami, que c’est toi le beauf aux idées basses. C’est toi l’hypocrite qui prône le vote mais que quand ça va dans sons sens. C’est grâce à des discours comme le tiens que je ne vais plus voter. Alors je te dis merci. Maintenant, je ne perds plus de temps avec vos farces. Je suis libre intelectuellement.

      • Thomas Fiera dit :

        Je ne pense pas que se retirer du jeu soit un acte de liberté. Peut etre un acte de colere ou de desespoir, mais pas de liberté.

  2. citharel dit :

    Les politiciens considèrent nos bulletins de vote comme autant de chèques en blanc, alors voter pour eux, c’est cautionner un système qui finira par porter l’extrême droite au pouvoir (ça a déjà commencé, puisque Buisson a été l’éminence grise du président pendant plusieurs années).
    Tant que voter reviendra à choisir la couleur du fouet, l’abstention sera justifiée. Et si les politiciens continuent de promettre un changement qui n’arrive pas, il nous faudra remplacer les bulletins par des cailloux. À ce moment là, j’appellerai tout le monde à voter.
    http://gauchosphere.blogspot.gr

    • Thomas Fiera dit :

      Je comprends votre point de vue et il a pu m’arriver de le partager naguère. N’allez pas croire que c’est de gaité de cœur que je vais mettre mon bulletin dans l’urne dimanche pour une de ces quelconques listes qui sont toutes aussi peu réjouissantes les unes que les autres : pas de souffle, pas d’ambition, pas de rêve, pas de projet réel pour rendre le monde meilleur et les hommes plus libres…. Mais je sais ce qu’il nous en couterait de laisser la racaille brune approcher du pouvoir. Ne mettez pas tout dans le même sac. Je viens d’une famille où l’on s’est battu en 34 contre les fachos, en 36 en espagne et puis dans la résistance, contre l’OAS et ainsi de suite jusqu’à aujourd’hui. Ne vous trompez pas d’ennemi. Un politicard, aussi pourri et corrompu soit-il n’est qu’un pantin que l’on peut éjecter. Le monde de la finance, aussi cynique soit-il, reste pragmatique. Mais la peste brune, ou les intégristes de toute obédience sont régis par l’irrationnel et par l’instinct de mort. S’ils choppent le pouvoir ils ne le lâcheront jamais. Que savez vous des guerres civiles ? Que savez vous de la souffrance ? Alors n’appelez pas de vos vœux le chaos avec une telle légèreté car vous ne savez pas de quoi vous parlez. Je suis de tout coeur avec vous pour donner le pouvoir au peuple, à l’humanité, aux gens… Mais je refuse de donner le pouvoir à la foule. Par essence, la foule est fachiste car elle gomme l’individu. ne nourrissez pas ce monstre ou il vous dévorera.

      • citharel dit :

        Un politicard n’est qu’un pantin que l’on peut éjecter, mais ça n’empêche pas les banques de gouverner le monde depuis le milieu des années 70.
        Vous dites que le monde de la finance reste pragmatique. C’est vrai, et c’est la raison pour laquelle il n’hésitera pas à nous faire travailler jusqu’à 70 ans (en ayant commencé à 12) dès qu’il en aura la possibilité. Il n’hésitera pas non plus à mettre en place un système d’apartheid ou de paupérisation des travailleurs si cela lui permet d’augmenter ses profits.
        Pour revenir au coeur du débat, je pense que si nous cautionnons par nos votes un système qui favorise l’intégrisme, tous les bulletins glissés dans l’urne finiront par profiter au FN. Certains mettront juste un peu plus de temps que d’autres.
        Enfin, je n’appelle pas au chaos, j’aimerais juste que nos politiciens comprennent que s’ils ne nous laissent que la violence pour changer les choses, ils ne faudra pas qu’ils se plaignent quand on les installera au bout d’une pique. En attendant, ils ne changeront rien de leurs habitudes tant qu’ils ne se sentiront pas menacés.
        P.-S. Pour ce qui est des guerres civiles et de la souffrance, entre la Bosnie, la Cote d’ivoire, le Mexique, le Zimbabwe et les Philippines, j’ai assez vécu à l’étranger (je ne parle pas de voyages organisés) pour avoir une petite idée sur le sujet. Je comprends votre point de vue, je ne suis pas d’accord avec vous, mais ce n’est pas en comparant nos vies respectives que nous ferons avancer le débat.

      • Thomas Fiera dit :

        J’espère que nous n’aurons pas à en débattre, côte à côte sur la même barricade… Je hais la violence et je n’arrive pas à croire qu’elle puisse être une solution… tant qu’il n’en reste plus aucune autre. je veux croire que nous n’en sommes pas encore là… Mais s’il le fallait alors…
        Même si je partage votre analyse sur la violence du système actuel je ne peux en aucun cas appeler de mes vœux la violence de la foule.
        La foule n’est jamais révolutionnaire, juste haineuse et si facilement manipulable…
        La Terreur, d’où qu’elle vienne est le fruit de l’instinct de mort et rien de bon jamais n’en sortira…
        Mais je ne tenterai pas de vous convaincre…

      • citharel dit :

        En effet, depuis Sartre et Camus, on sait que le recours à la violence fait partie des sujets qui divisent fortement les hommes de bonne volonté.
        Je n’essaierai pas non plus de vous convaincre. La violence n’est pas une solution… jusqu’à ce que ce soit la seule qui reste. Et même à ce moment, beaucoup continuent d’hésiter. Je vis en Grèce en ce moment. Ils avaient tous les motifs nécessaires et suffisants pour faire une révolution. L’ambiance anxiogène distillée par les médias et la peur de l’inconnu ont suffi à faire rentrer tout le monde dans le rang. Personnellement, je trouve cela dommage, mais je sais que certains (et je parle de gens honnêtes et respectables) s’en félicitent. On fera le bilan dans quelques décennies.

      • Thomas Fiera dit :

        Ce qui me semble essentiel, c’est que les hommes de bonne volonté ne s’entredéchirent pas, ce qui arrive trop souvent. Car pour le coup, c’est vraiment là que nous aurons perdu.

      • citharel dit :

        Sur ce point, on ne peut qu’être d’accord.

      • Thomas Fiera dit :

        C’est un bon début.

  3. Tancrède de Hauteville dit :

    Il va falloir que vous expliquiez un jour la différence entre « peuple » et « foule » (car j’imagine que le distinction élaborée il y a un siècle par Gustave Le Bon ne vous agrée pas), ça donnera un peu de consistance à votre prêchi-prêcha d’instituteur radical-socialiste mâtiné de moraliste démocrate-chrétien (« les hommes de bonne volonté » !). Mais je crois que c’est assez simple : le peuple pense comme vous, et la foule se donne à la Bête immonde.
    Ceci dit, pour une fois, je suis d’accord avec vous : il est important que les salariés, les chômeurs et les jeunes précaires de ce pays de plus en plus laminés par les effets de la globalisation libre-échangiste et de la déterritorialisation identitaire comprennent que l’usage du suffrage universel n’est pas vain.
    Car c’est seulement alors, et à cette condition-là, que Marine Le Pen sera en mesure d’accéder légalement au pouvoir, sans avoir à lever dans la rue un seul gourdin : si le vote avait été obligatoire au scrutin des européennes, le FN aurait été à plus de 30% des voix.
    Je me plais à penser que cette déferlante salutaire d’investissement populaire et civique sera pour le mois de mai 2017, où soyez sûr que, selon vos conseils, je ne m’abstiendrai pas.

    Un électeur de Marine Le Pen, et fier de l’être.

  4. Certains peuvent toujours s’indigner, manifester ou signer des pétitions mais dès l’instant où ils ne votent pas, ils ne font pas grand chose contre l’extrême droite et offrent des cadeaux au fn. Je pense qu’une partie des abstentions partagent certaines idées néfastes du Fn comme la sortie de la France de l’UE ou encore la peine de mort. Certains devraient relire un peu mieux leur histoire, ils constateraient qu’Hitler a pris le pouvoir grâce à une abstention massive. Alors il faut tout faire pour ne pas que la peste brune vienne au pouvoir de là à revivre des heures aussi sombres ou presque que celle du 20ème siècle.

  5. Je suis Charlie dit :

    Donc, en résumé, votre pensée c’est : continuons a voter pour des gens en qui nous avons perdu tout confiance, qui nous trahissent et me nous représentent pas car apres le FN nous fait noircir le pantalon.

    Quelle belle idée.

    Ca me rappelle la fameuse phrase de Benjamin Franklin « ceux qui renoncent a leur liberté en échange de sécurité ne méritent ni l’une ni l’autre ».

    • Thomas Fiera dit :

      Tout d’abord ce texte a été écrit il y a déjà quelques temps, pour une autre élection. Mais sinon, oui, je suis prêt à voter pour n’importe qui plutôt que pour le FN, fut-ce par défaut, en m’abstenant. J’ai besoin de me regarder dans une glace pour pouvoir me raser et je n’aimerais pas me dire, jour après jour, que j’ai contribué à amener ces putains de fachos au pouvoir parce que je considère mes principes comme plus importants que l’avenir du pays. Votre citation de Franklin est hors sujet car je ne vois pas en quoi favoriser l’élection de candidats FN irait dans le sens de la liberté, sauf si vous êtes un partisan du FN. Et si tel est le cas, vous pouvez allez vous faire foutre. Dans le cas contraire, je comprends la tentation abstentionniste… Devoir choisir entre un Valls ou un Sarkozy me fait gravement chier… Mais une fois encore, tout sauf le FN… J’entends ici ou là des gens de gauche, déçus, amers, dire « si le FN est élu, cela leur fera les pieds… Ils comprendront… »… Je ne peux me résoudre à cette mesquine approche… Car pour quelques uns qui déconnent, tous seraient punis…

  6. fuck U asshole dit :

    Tu crois qu’insulter les gens c’est acide et que ça te rend plus intelligent ? Tu dois bien kiffer te faire ramoner par les bourgeois, pauvre larbin utile… Encore un qui est atteint du syndrome de Stockholm !

    • Thomas Fiera dit :

      Ce qui m’amuse dans ce genre de commentaires c’est qu’ils sont toujours anonymes, ce qui denote un courage de cafard et le sens moral d’un tenia. Et puis leurs auteurs pensent qu’il leur suffit d’etre grossiers, injurieux, pour etre de vrais rebelles, des gauchistes, des anars. Pauvres cretins. Allez lire Bakounine, Trotsky, Kropotkine, Stirner et les autres et apres, on pourra discuter.

      • fuck U asshole dit :

        Petit bloggeur obscur que personne ne lit… et tu me parles d’anonymat ? Aucune envie d’échanger quoi que ce soit avec un naze dans ton genre t’es trop à droite de la droite. Les faux gauchistes comme toi ça comprend que la soumission à ses maîtres capitalistes… Ne parle pas de Bakounine ou de Kropotkine, tu n’as pas les capacités mentales pour les saisir, t’es juste bon à obéir aux ordres comme un mouton bien sage… Va donc voter pour tes chefs pauvre idiot !

      • Thomas Fiera dit :

        Signe de ton nom si tu as le moindre courage. Et je doute fort que tu aies lu ces auteurs. Je doute même que tu aies lu mes textes de pauvre blogueur anonyme… Achète toi des couilles, signe ou degage !

  7. Silent Bob dit :

    Référendum : 6 mois après, le site à 365 000 euros est toujours vide…
    Guillaume Champeau, le Jeudi 11 Juin 2015 sur Numerama
    http://www.numerama.com/magazine/33362-referendum-6-mois-apres-le-site-a-365-000-euros-est-toujours-vide.html

    « Six mois après sa mise en ligne, le site officiel censé permettre aux citoyens de se prononcer sur des propositions de référendums n’a toujours pas accueilli la moindre proposition. Un bug ? Non, un vide aussi attendu qu’espéré par ceux qui ont imaginé le dispositif. »

    +1 pour Coluche, un peu, quand même… 😉

  8. Apso dit :

    Bonjour,
    Je ne comprend pas vraiment votre raisonnement. D’après vous, voter pour n’importe qui c’est voter contre le FN. Bon. Soit.Vous connaissez le principe de la chasse à la battue? C’est simple: quelques gars à pied et quelques chiens qui font beaucoup de bruit. Devant, un gibier apeurait qui fuit à l’opposé.
    À l’opposé, le chasseur, le vrai, celui qui connait sa proie, qui connait ses peurs, qui anticipe sa réaction.Qui provoque ses réactions.
    Si le gibier savait …
    N’oublions pas que le FN a été mis sur le devant de la scène par ce très cher Mitterrand. Le racisme: ce très cher Mitterrand. Création de la première cellule anti-terroriste après les attentats de 1982 : ce très cher Mitterrand, avec le scandale des écoutes qui en découle. Regardez où en sont les lois sécuritaires, les auriez vous accepté sans rien dire il y a 20 ans ??? Je ne crois pas. Mais le travail a été bien fait. La battue fonctionne a plein régime. Alors c’est vrai, j’ai voté blanc, à mes 18 ans. Je voulais voir comment c’était une pissotière avec un rideau.
    Voter pour cette caste, c’est cautionner ses systèmes. Si la majorité du peuple cesse de voter, alors ils ne sont plus légitime. De cette légitimité découle leur suffisance et leur mépris pour nous. Ne parlent-ils pas de rendre le vote obligatoire?
    Ne pas voter, me donne le droit d’ouvrir ma gueule et de me plaindre de ces gens.
    Ou : cesser de considérer le bulletin blanc comme nul.
    Bonne soirée.

    • Thomas Fiera dit :

      Mon raisonnement est simplement mathématique. Une voix qui n’est pas contre devient de facto pour…

      • Apso dit :

        Donc, entre la peste et le choléra, tu choisis d’être malade.
        Moi, je n’ai pas envie d’être malade. Je voudrais la troisième option : cure thermale. Tu vois, je ne dis pas vaccin. Je ne suis pas idéaliste. Les 7 péchés capitaux sont inscrits dans nos gènes. Non, ce que je que je voudrais, c’est simplement qu’ils nous respectent un minimum. Cela fait 240 ans qu’ils nous prennent pour de la chair à canon avec laquelle ils se farcissent la dinde. Il ne tenait qu’à moi de bosser à l’école , faire des études et rentrer à l’ENA. Je ne l’ai pas fait, c’est pour ma gueule. Je suis en bas, ils sont en haut, c’est normal car il faut des gens en haut pour mener le navire. Mais ils se foutent trop ouvertement de nous.
        En démocratie??? … Dêmos: peuple, Kràtos: pouvoir
        L’étymologie au pouvoir!

      • Thomas Fiera dit :

        Non. Entre la grippe et le choléra je choisis la grippe pour éviter un gouvernement fasciste et gagner un peu de temps. Avec ce temps gagné, reconstruire une « vraie » gauche et reprendre la main… N’oublions pas que tous ces fantoches n’ont le pouvoir que parce que nous, citoyens, le leur avons laissé. S’abstenir c’est renoncer encore un peu plus… Et pour ma part, je ne renonce jamais.

  9. PL Sisley dit :

    Bien qu’en profond désaccord avec le fond du propos, je trouve ce texte intéressant. Je suis arrivé ici par le biais d’une recherche sur Coluche. LOL ! Ma réponse sera longue et argumentée avec précision.

    Je vous trouve bien dur avec notre humoriste national, un rien condescendant en outre. Je pense qu’au contraire de vous qu’il n’a pas sorti sa célèbre citation de façon potache comme à son habitude mais bien de manière très ciblée et surtout habile et pertinente, ce qui lui a valu d’être plusieurs fois dérangé et menacé dans sa vie privée : son ex-compagne a témoigné sur ces faits répétés. Le discours de Coluche dérangeait : sa mort, on ne peut plus suspecte est intervenue très opportunément, évitant du même coup de satisfaire beaucoup de demandes de clarification vis-à-vis des politiques de l’époque. Ces derniers, dès lors qu’une cause majeure de menace publique de déballage de leurs turpitudes fut éliminée, ont pu continuer comme si de rien n’était, Mitterrand en tête. Les historiens des temps contemporains, doucement mais sûrement, s’accordent à dire que l’influence politique de Coluche fut bien plus qu’une grosse farce mais bien une réelle tentative de proposer un discours alternatif contradictoire. Comme pour tout événement historique, c’est le temps, et souvent à très long terme, qui prouvera la véracité ou l’erreur de la thèse.

    Sinon, il y a une part de votre article qui m’a laissé perplexe. Je cite :

    « Je ne veux pas voir les tenants de l’ordre et de la morale patrouiller impunément dans les rues. Je ne veux pas que l’on réécrive l’Histoire que l’on apprendra à mes enfants. Je ne veux pas que l’on maltraite mes voisins parce qu’ils ne pensent pas comme il faut, ne prient pas comme il faut, ne baisent pas comme il faut ou n’ont pas la couleur qu’il faut. »

    Je suis d’accord sur le fond de la citation sortie du contexte. Mais avec ce dernier, elle prend une tournure très contradictoire et incohérente. En effet, déjà, vous vous en prenez durement aux abstentionnistes. Bien sûr, il y a ceux, toujours cités en exemples d’irresponsabilité, qui ne votent plus par colère ou je-m’en-foutisme. Mais sans cesse n’en revenir qu’à ce type d’abstentionniste n’est pas honnête : d’autres pour qui l’abstention est un acte de désaveu du système existent. Plusieurs essaient de se réunir pour proposer d’autres alternatives concrètes de délégation citoyenne plus fidèles à l’esprit démocratique originel : le tirage au sort, un mélange du tirage au sort et du vote ou encore le vote seul mais avec un seul mandat électoral possible (assez long du coup pour que l’élu puisse quand même agir efficacement durant son temps de mandature), etc. Le temps de l’abstention fondée sur le seul « ras-le-bol » est terminé : l’abstention est désormais un vrai choix politique pour la plupart de ceux qui la choisissent. Elle est fondée sur la responsabilité civique également. Par conséquent, votre ton un rien péremptoire et vif, ne dégage pas vu de l’extérieur un esprit tolérant alors que vous ne cessez de vous parer de cette attitude. Du coup, on en reste un peu interloqué, interrogatif.

    En outre, on pourrait vous rétorquer que non, le vote n’est pas exclus de toutes les dictatures. Ce n’est pas systématique. beaucoup s’en servent comme faire-valoir : en Afrique moderne notamment, plusieurs pays avec une junte ou un autocrate au pouvoir (Zimbabwe, Cameroun, Tchad…) n’ont pas supprimé le suffrage universel. Sur ce point, les faits démentent votre propos : le vote sert parfaitement tout régime et n’est un rien un signe évident de démocratie.

    Ensuite, c’est ce même doute qui resurgit quant à vos jugements faits à partir de références générales à l’histoire. En effet, vous ne voulez pas qu’on réécrive l’histoire, ce que je partage, mais s’il y a bien une idéologie politique ou plusieurs qui ont abondamment remanié les faits, ce sont bien celles des mouvements de gauche dont vous vous reconnaissez. C’est d’ailleurs pour ça que depuis l’après-guerre, elles n’ont cessé de se développer tandis que celles de droite diminuaient en même temps, même si quelques résurgences ont pu apparaître de-ci de-là. Vous parlez de l’extrême-droite comme étant une idéologie totalitaire : oui, et des dictatures l’ont prouvé (Pinochet au Chili, Mussolini en Italie, franco en Espagne…). Mais il y a une énorme erreur historique que vous et ceux qui pensent comme vous sur ce point précis colportez à votre insu : la peste brune, le nazisme… était un mouvement de gauche socialiste. Hitler le dit nettement dans son discours d’avril 1922 et l’a confirmé avec l’écriture de « Mein Kampf » que j’ai relu en partie pour la rédaction d’un essai en ligne. C’est écrit noir sur blanc : ce livre propose un pur programme socialiste au sens premier du terme. En outre, les hauts dignitaires nazis jugés à Nuremberg ont constamment rappelé leur rattachement idéologique au socialisme. Toujours. Les minutes des procès le spécifient clairement. Ce qui explique que la collaboration ait été aussi très forte à gauche durant l’Occupation en France. Les collaborateurs étaient bien loin de n’être qu’à droite : plusieurs émissions historiques en ont parlé sur les ondes. D’ailleurs, les régimes de gauche ne sont pas plus progressistes ou pires que ceux de droite : plusieurs ont tourné en dictature en-dehors du National-Socialisme. Le communisme de Trostski puis Staline, le maoïsme, le Cambodge Khmer rouge, la Roumanie de Caucescu, etc. ont toujours eu pour but d’empêcher le discours démocratique et d’éradiquer toute opposition. Si l’Allemagne nazie a eu ses camps de concentration, tous les autres régimes que j’ai cités ont fait assassiner leurs opposants dans des camps de travail et de mort ou alors les ont expulsés à l’étranger. Les goulags sibériens de l’URSS restent sur ce point un exemple des + probants, double parfait des camps de la mort nazis.

    Par conséquent, si sur le point de la tolérance, je reste dubitatif à votre sujet, sur celui de vouloir conserver la vérité historique, le doute intervient également. Voulez-vous vraiment avoir une version avérée de l’Histoire au risque de voir vos convictions et ce que vous croyez vrai ébranlés ou préférez-vous ne pas voir révisée et contredite la version officielle (et copieusement remaniée pourtant) qu’on nous a bien appris à répéter et colporter docilement ? Là est en fait la véritable question sur ce second point. Je vous rassure, j’ai dû moi-même faire ce travail de révision (réviser les faits est le propre de l’histoire, le révisionnisme est une autre attitude, trompeuse.). Après avoir cru longtemps la version réécrite à l’aune des vainqueurs, j’ai appris à lire, écouter, étudier le discours des historiens dès lors qu’ils avaient le courage d’en revenir aux faits. Ça fait drôle d’entendre à la radio un ex-professeur émérite de l’université expliquer que parce qu’il craignait de perdre son job, il a tronqué durant des années l’histoire qu’il enseignait… et que parce qu’il est à la retraite, il peut enfin dire la vérité sur le nazisme et ses racines politiques authentiques. Mais c’est aussi ça la vie, savoir remettre en cause ses convictions d’hier ou d’aujourd’hui pour les confronter au présent et à l’épreuve du temps.

    Alors oui, avec vous, pour plus de tolérance, d’ouverture humaine et de justesse historique, mais je ne crois pas sur ce plan que la gauche, toutes tendances confondues, ait des leçons à donner à qui que ce soit quand on voit son bilan historique mondial si terrible depuis le XIXè siècle : le coût humain en est terrifiant si on fait la somme de tous les régimes de gauche totalitaires qui ont existé et existent encore (ex : Corée du nord). En fait, pour en revenir à la tolérance, l’ouverture à la différence et la vérité factuelle, 4 qualités essentielles sont absolument nécessaires :

    – l’humilité car notre opinion n’est que notre opinion et nous n’avons pas forcément raison en tout : nous interprétons les faits selon nos convictions bien souvent.

    – l’honnêteté car jusqu’à quel point ce que nous disons est réellement avéré : disons-nous vraiment la vérité.

    – la prudence qui complète l’honnêteté : toujours vérifier ce qu’on dit et écouter DIVERSES versions d’un fait pas uniquement celles qui vont dans le sens de nos idées sinon nous déformons la réalité inévitablement.

    – et enfin la tempérance : seule cette vertu nous apprend à réellement savoir écouter l’autre et à avoir un avis mesuré, + objectif et JUSTE sur les choses passées et présentes. Elle nous pousse aussi à plus d’empathie vers l’avis contradictoire… qui détient certaines vérités qu’on ne veut pas entendre très souvent. D’où nos réactions à chaud brutales et l’envie de faire taire la voix discordante.

    Ces 4 vertus se complètent et nous permettent d’asseoir notre opinion générale avec plus de justesse et de justice aussi, plus de profondeur et de distance en tout cas et surtout de respect de tous. Car je le répète, moi, vous, les autres, personne ne détient la vérité absolue et toute situation peut être soumise à des révisions opportunes pour obliger les gens à aller à leur insu dans un sens idéologique. L’école, les médias font ensuite le reste… et le peuple suit sans même rediscuter les versions officielles fallacieuses. La manipulation des consciences est l’art même de la politique : Machiavel l’a décrit. Et l’histoire l’a mille fois prouvé et reprouvé depuis, tous régimes (monarchie, empire, république, dictature…) confondus.

    Bien à vous !

    • Thomas Fiera dit :

      Bonjour. Je vous remercie de votre lecture attentive et du temps que vous avez consacré à me répondre… Mais pour être honnête votre longue, laborieuse et ennuyeuse réponse prouve plusieurs choses. Un : vous n’avez aucun sens de l’humour et êtes incapable de faire la différence entre un billet d’humeur/d’humour écrit en 5 minutes et une thèse universitaire. Deux : votre esprit est confus, laborieux et pour tout dire, terriblement ennuyeux. Trois : sous couvert d’être « anti politiquement correct » vous racontez des conneries plus grosses que vous. Dire que les nazis étaient socialistes est une vieille lune que tous les fachos utilisent depuis des lustres pour se refaire une virginité. C’est un pur non sens conceptuel. Que le stalinisme ait été une horreur totalitaire ne le met pas à égalité avec le nazisme. C’est ridicule et simpliste. J’ai lu votre prose, sur votre blog et j’en suis consterné. Tout cette bouillie pseudo historiciste mal digérée n’est en réalité qu’une compilation des poncifs de la fachosphere. Cessez de croire que penser n’importe quoi fait de vous un être original. Cela ne fait de vous qu’un penible Trissotin qui ferait mieux d’aller courir la gueuze plutôt que d’infliger sa prose à ses contemporains.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Rejoignez 1 999 autres abonnés

Stats du Site

  • 149,508 visites

Une radio interdite aux cons !

écoutez la radio des auteurs

Faites gaffe !

Tous ces textes m'appartiennent, vu que je me suis cassé les choses à les écrire. Alors je tiens à prévenir celui qui serait tenté de les détourner sans citer ses sources ou a des fins personnelles qu'il aura la visite d'Adélaïde Renucci. Voilà. Vous êtes prévenus. Non mais !

Vous perdez rien pour attendre.

Le jour où je vais mettre des baffes à tout ce qui bouge17 août 2037
20 années restant(s)

Archives

%d blogueurs aiment cette page :