Nicolas ! A l’aide ! On m’embête !

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15/02/2017 par Thomas Fiera

A l’école, je connaissais un gars, un certain Philippe, un genre de crevette anémiée qui était par ailleurs une vraie petite crevure : toujours le méchant mot à la bouche qu’il avait par ailleurs tordue, en permanence, d’un rictus d’envie et de mépris.

A dix ans, il avait déjà une belle tête de collabo, une tronche de fielleux tout juste bon à s’astiquer le manche en écrivant des bafouilles à la kommandantur.

Vous voyez le genre.

Il va sans dire, qu’à force de morguer son monde, de jouer les balances et de passer sa langue dans la raie du cul des institutrices, ce pauvre cornichon s’était fait une sacrée paire d’ennemis qui lui auraient bien passé la bite au cirage ou coincé la tête dans les chiottes à la turc.

Rien qu’à s’imaginer giflant sa face de pet, on pouvait prendre un fade de première classe.

Mais voilà : y’avait un os.

Rien qu’à s’imaginer giflant sa face de pet, on pouvait prendre un fade de première classe.

Rien qu’à s’imaginer giflant sa face de pet, on pouvait prendre un fade de première classe.

Un gros os taillé comme un menhir, un gitan des fortifs doté d’un tout petit cerveau, d’un gros machin et d’une paire de poings énormes. A dix ans il en paraissait dix-huit et avait l’intelligence d’un bulot, les pulsions sexuelles d’un abonné au mitard et les instincts meurtriers d’un pitbull qu’on aurait déguisé en licorne.

En l’échange de grosses rations de bombecs et sans doute d’une petite gâterie de temps à autre, le manouche préhistorique servait de garde du corps à l’autre décavé qui, se sentant intouchable, s’autorisait à vous vanner salement, à vous provoquer ou même à dire des trucs sur votre mère.

Un comble !

Quand parfois on arrivait à le chopper seul à seul, le Philippe se mettait à glapir d’une voix de fausset : au secours ! à l’aide… C’était pitoyable.

Mais efficace.

Car dans les secondes qui suivaient, le pithécanthrope des faubourgs déboulait de son pas lourds pour désosser le malheureux qui aurait eu la mauvaise idée de ne pas se trisser à la vitesse du vent. J’imagine que pour être aussi motivé, le primate devait anticiper l’astiquage de roudoudou que lui vaudrait son sauvetage.

Et bien vous me croirez ou pas, mais quand j’ai appris que François Fillon (prononcer Fion), allait déjeuner avec Nicolas Sarkozy pour lui demander aide et soutien, j’ai pas pu m’empêcher de penser à cette lamentable burne de Philippe.

Car quoi, voilà Fillon qui après avoir souffert sous la férule de Sarkozy, après l’avoir couvert de sarcasmes, avoir mis en doute sa légitimité, son honnêteté, après l’avoir affronté et après l’avoir battu à plates coutures aux primaire de la droite, voilà donc Fillon, qui va pleurnicher auprès de son ancien patron haï sous prétexte qu’on lui fait des misères, qu’on veut lui voler sa victoire et qu’il a l’air d’un petit péteux minable qu’on a surpris avec le pantalon sur les chevilles et l’asticot à la main.

La question que je me pose est : la ressemblance s’arrêtera-t-elle là, ou bien comme le petit Philippe, lui faudra-t-il passer sous la table pour manifester sa reconnaissance ?

Et toc !

 

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4 réflexions sur “Nicolas ! A l’aide ! On m’embête !

  1. louisebelette dit :

    Quelle sacrée tranche de rigolade ! Merci Thomas !

  2. Cyril dit :

    Bof…

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