L’érection présidentielle ? Quelle débandade !

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15/03/2017 par Thomas Fiera

Bon alors… Qu’est-ce qu’on a au menu ?

Un petit merdeux de l’extrême centre qui crie d’une voix de fausset, se prend pour le messie et qui pour avoir confondu le kama-soutra avec le Lagarde et Michard a épousé son ancienne prof de français. Incidemment c’est un faux philosophe et un vrai banquier qui, ayant gagné des fortunes, pleurniche qu’il ne lui restait pas assez de sous pour payer ses impôts…

Un grignoteur d’hostie sans doute amoureux de Molière puisqu’après nous avoir interprété le bourgeois gentilhomme, il nous sert en rafale l’école des femmes, les fourberies de Scapin, l’Avare, le Tartufe et sans doute bientôt le Misanthrope. Pas de pot cependant pour ce grand comédien, il est affligé d’une bien piètre mémoire, incapable qu’il est de se rappeler de son texte ou de la moindre de ses promesses solennelles… Peut-on imaginer le général de Gaulle amnésique ?

Un leader minimo qui a presque autant de consistance que son hologramme et qui en dépit de ses talents de tribun va se faire massacrer, ce qui lui vaudra peut-être, un jour, d’être surnommé orateur sur glane… Il joue à qui perd gagne avec talent et met tout en œuvre pour ne surtout pas être élu…

Une walkyrie à l’Œdipe tourmenté qui prétend avoir les mains hautes et la tête propre quand, en réalité, elle a le cul sale et la mine basse. Au pays des aveugles où le borgne était roi, elle est devenue reine et au bal des maudits, toutes ses valses sont déjà réservées par de vieux fantômes avides de revanches.

Un petit impromptu armoricain toujours aussi surpris d’être dans la course et qui n’en est toujours pas revenu (universel). Le frondeur effondré a tout de même un peu de mal à courir compte tenu du nombre de poignards fichés dans son dos par des éléphants qui faute de pouvoir le cornaquer lui ont niaqué le corps.

Ça, c’est pour le plat de résistance.

Et en accompagnement, zakouskis ou tapas, enfin en guise d’amuse-gueule, de grignotis nous avons également un illuminé complotiste, un mégalomane souverainiste et un déprimé zapatiste…

Voilà voilà…

Hum.

Et comme plat du jour on a quoi ?

Rien ?

Le choix se résume donc à cela : un centre ectoplasmique, une droite corrompue, une gauche suicidaire, une extrême droite purulente ou des illuminés ?

Alors bien sûr, on peut fustiger ces politicards professionnels, cyniques, avides et sans parole qui n’ont qu’une seule ambition : garder leur place tout près du buffet, là où il fait si bon vivre…

On peut les moquer, les haïr ou les mépriser pour la piètre mascarade qu’ils nous offrent et pour l’étalage éhonté de leurs turpitudes et de leur rapacité.

Mais ils sont ce que nous les avons laissés être.

Elle est bien jolie Marianne, non ? Elle mérite bien qu’on se batte pour elle… (Illustration empruntée à Olivier Ciappa)

Ils nous renvoient – comme les miroirs de la fête foraine – l’image déformée et grotesque de ces lâches citoyens sans conviction et sans engagement que nous sommes si nombreux à être devenus.

Ils ne sont que le produit d’une société ricanante, cynique, infantile et égocentrique.

Nous pouvons toujours les chasser par la porte, ils reviendront par la fenêtre si nous ne soignons pas la cause première du mal, c’est-à-dire nous-mêmes.

On a les politiciens que l’on mérite et à voir la bande de bras cassés qui se battent pour l’Elysées, il y a de quoi rougir.

Alors oui, faisons avant tout barrage à la grosse folle blonde et si possible au Tartufe kleptomane mais le véritable enjeu est ailleurs et dans les mois qui suivront nous verrons bien si nous avons compris la leçon et si nous retrouvons notre dignité de citoyen ou si au contraire, ayant tout abdiqué, nous nous résignons à n’être plus que des bestiaux adipeux, amorphes et quasiment aveugles, marchant la tête basse, résignés, vers l’abattoir.

Et toc ! 

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8 réflexions sur “L’érection présidentielle ? Quelle débandade !

  1. cyril dit :

    Comprendre la leçon?
    Mais si nous étions capables de comprendre une leçon nous ne serions pas là où nous sommes c’est évident.

    • Thomas Fiera dit :

      Votre posture cynique et blasée est à la fois prévisible et lassante…

    • Bifane dit :

      Bien le bonjour Thomas Fiera !
      Pourquoi présentez-vous Mélenchon comme quelqu’un qui « met tout en œuvre pour ne surtout pas être élu » ? J’aimerais bien savoir ce qui vous inspire cette idée. Fonderiez-vous cet avis sur ce qu’on peut en voir à travers les médias classiques ? Seriez-vous de ceux qui se réfèrent encore aux sondages, malgré la volée de bois vert que leurs derniers pronostics leur ont valu ? Ou bien ne s’agit-il que d’un préjugé partant d’un rejet du candidat lui-même ? La pique manque un peu d’argumentation…

      • Thomas Fiera dit :

        Bonjour,
        Je tiens d’abord à préciser que je ne suis pas sondeur, scientifique, journaliste ou quoi que ce soit qui m’oblige à prouver, justifier, quantifier. Je ne suis qu’un simple citoyen, de gauche et consterné par la défaite qui vient… J’aime bien Mélanchon par ailleurs : cultivé, iconoclaste, intelligent, excellent tribun… Ce que je lui reproche (de façon intuitive j’en conviens) : préférer être chef de l’opposition que vainqueur des élections. Je n’en veux pour preuve que son refus clair et net de toute alliance… En refusant cette alliance il scelle la défaite de la gauche et il le sait… Voilà. Je trouve cela dommage et je pourrais faire le même reproche à Hamon. Si les deux avaient fait passer leurs convictions avant leurs egos, ils se seraient tous les deux retirés et auraient appelé à une candidature tierce (Taubira par exemple) derrière laquelle ils auraient uni leurs forces… Je n’ai pas d’arguments, j’ai juste un ressenti et une immense tristesse de voir la gauche se saborder ainsi… Cordialement…

  2. pimbi64 dit :

    Et qui sait si Mélenchon ne parviendra pas à se façonner à la seule force de ce qui fait sa qualité première, l’honnêteté ? Vous lui reprochez de ne pas contracter d’alliance, mais dites-moi sincèrement, ne serait-ce pas une mésalliance ? Vous lui supposez un excès d’ego, alors que ce pourrait être tout bonnement de la rectitude morale, le respect de sa parole donnée à ses partisans. Enfin, pour ma part, j’aime mieux cet homme-là qui marche dans son propre sillage que tous ceux qui pour se river une tiare de président sur le crâne sont prêts à toutes les concessions, y compris les plus déshonorantes. Bien à vous.

    • Thomas Fiera dit :

      J’espère que vous aurez raison et que j’aurai tort… J’aime bien Mélanchon mais il est vrai que je le soupçonne d’être plus à l’aise dans le rôle (confortable) de trublion que dans celui (inconfortable) de responsable aux affaires… Si je me trompe (ce que je souhaite ardemment) je vous paye un coup à boire !! 😉

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