Thomas Fiera vous apostrophe !

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06/04/2017 par Thomas Fiera

Bon.

Une fois n’est pas coutume, je vais faire mon petit Pivot pour vous parler d’un bouquin que je viens de terminer.

C’est Ferrero, mon Watson à moi, qui m’a tanné le cuir pour que je le lise, ce que j’ai fini par faire de peur qu’il ne me harcèle jusqu’à la prochaine glaciation.

Le bouquin l’avait bien branché et quand il l’a commencé voilà ce qu’il avait écrit sur Fessebouc : « J’ai commencé « La toile aux alouettes » de Lou Valérie Vernet… C’est étrange, intriguant et faussement innocent… Comme certains rêves, indolores en surface, mais qui pourtant recèlent leur lot de névroses enfouies et de douleurs refoulées. C’est lisse comme de la glace et aussi dangereusement trompeur… La menace est sous-jacente et perdu dans le labyrinthe on entend le déclic du piège en train de s’armer… Je vous en dis plus quand j’ai terminé… »

Ce mec étant un gros branleur hyperactif (oui je sais c’est paradoxal mais ça résume bien le personnage), il m’a chargé de finir sa chronique, ce que je fais avec grand plaisir…

Donc c’est vrai, « La toile aux alouettes » commence comme un drôle de rêve un peu décalé. On suit des personnages aux identités flottantes dont les motivations et mêmes les actes apparaissent de façon un brin déformés, comme si on les matait au travers d’une vitre embuée. Il ne se passe rien de palpitant et pourtant on veut savoir où mène cet étrange labyrinthe et ce que peuvent bien vouloir ces foutus personnages légèrement agaçants.

L’inquiétante étrangeté d’un rêve…

C’est comme dans la vie au fond, ou comme dans une enquête ou comme dans une partie d’échec : on voit tout et on ne comprend rien.

Alors il faut s’accrocher parce que si vous êtes habitués à lire des polars où l’on compte trois explosions et douze cadavres par page, vous pourriez être tentés d’aller prendre un café et de ne plus revenir.

Et c’est là, quand l’attention commence à fléchir que l’action s’emballe, que les pièces du puzzle se mettent en place et que l’on peut enfin discerner où nous entraîne la cascade des dominos.

Mensonge, tricherie, cruauté, culpabilité c’est un roman qui s’intéresse aux racines du mal et de la douleur et à la façon dont le présent bégaye sans arrêt les maux et les mots mal digérés… Sans que l’on n’y trouve jamais aucune lourdeur théorique ou verbeuse, Lou Vernet sait mettre en scène les réflexions issues de la psycho-généalogie et son archéologie de la douleur enfouie…

Joli tour de force pour un premier polar.

Si j’avais juste un léger reproche – mais tout léger, léger comme un pet de musaraigne – c’est que le regard est un petit chouïa trop entomologique pour moi. On observe les personnages derrière une vitre blindée et j’aurais aimé parfois, un petit peu plus d’émotion et d’engagement du narrateur…

Un très bon roman en tout cas et je signale à ceux qui s’en foutent qu’Adélaïde viendra leur expliquer PERSONNELLEMENT l’intérêt de ce bouquin… à vous de voir…

Et toc !

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3 réflexions sur “Thomas Fiera vous apostrophe !

  1. Denis dit :

    Sacrée Adélaïde ! Elle est sur tout les coups !
    Merci pour le liste de lecture (bon un seul livre mais quand même…)

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