Les pathétiques péripatéticiens

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09/05/2017 par Thomas Fiera

Comme il n’aura échappé à personne, je ne suis pas une femme et sans doute suis-je assez mal placé pour mesurer le sex-appeal de Mister Macron.

Mais si on m’avait appelé comme juré pour désigner l’homme le plus sexy de l’année – ce qu’il ne viendrait à l’idée de personne de faire, grâce au ciel – je dois admettre que le nouveau Président aurait figuré plutôt dans le bas de ma liste, quelque part entre Justin Bieber et Collargol.

Or, selon toute apparence, il se trouve dans la classe politique française, tout un tas de gens qui ne pensent pas comme moi.

Voir Manuel Valls, Bruno Lemaire, Raffarin et tant d’autres, en petite culotte et bas résilles, outrageusement fardés et frétillant du cul pour se faire remarquer dans l’espoir de monter avec le client de leur rêve, constitue un spectacle qu’il est difficile de supporter sauf à posséder un cœur diablement bien accroché et un estomac d’autruche.

Ne disposant d’aucun de ces organes blindés, cet étalage putassier d’ambitions vulgaires m’a légèrement porté au cœur, provoquant une de ces nausées vagues mais néanmoins tenaces qui vous barbouillent durablement.

De vieilles cocottes pathétiques…

Ce qui m’étonne le plus – mais pourquoi cela devrait-il m’étonner en fait ? – c’est que ces aspirants péripatéticiens – ils ne rêvent que de se mettre « en marche » – n’aient pas compris que c’est justement de ce bordel infâme dont les français ne veulent plus.

Ils l’ont manifesté en élisant un jeune président sans expérience.

Ils l’ont manifesté en votant « insoumis ».

Ils l’ont manifesté en s’abstenant massivement.

Ils l’ont manifesté en votant blanc.

Ils l’ont manifesté enfin en portant au second tour une chèvre incompétente doublée d’une folle xénophobe.

Mais les gagneuses de ce bordel ambulant qu’est devenu la classe politique française ne semblent pas avoir compris que quelque chose s’est passé et continuent – sans doute parce qu’ils ne savent pas faire autre chose – à racoler le client en exhibant leurs pauvres appâts.

Je ressens pour toutes les prostituées de la Terre, la plus vive et la plus totale compassion. Qu’elles aient choisi cette activité (ce qui est rare) ou qu’elles l’exercent sous la plus violente des contraintes (ce qui est dramatiquement fréquent), elles m’ont toujours paru conserver un vernis de dignité, une forme de distance sans doute indispensable pour ne pas perdre la raison ou la plus minimale appétence à vivre.

En revanche, nos péripatéticiens ondulant de la croupe pour séduire Mister Macron n’ont pas le plus petit atome de dignité, de fierté, d’amour propre. Toute honte bue, ils rampent vers la mangeoire comme des junkies vers leur dose : encore un peu de pouvoir s’il vous plait, encore un peu d’avantages divers, de dorures de la République, de voitures avec chauffeur, de cumul des mandats, de passe-droits, encore un peu de privilèges…

Mais ces vieux chevaux de retour manquent singulièrement d’attrait et s’ils peuvent superficiellement évoquer les matrones felliniennes, ils n’en possèdent ni la joyeuse indécence, ni l’érotisme fantasmatique, ni la vitalité pantagruélique.

Ils ne sont que des demi-mondaines pathétiques, de vieilles cocottes au maquillage craquelé, de pauvres clowns au bout du rouleau regardant s’éloigner les roulottes de ce vaste cirque qu’on appelle la politique.

Et toc !

 

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