FIERA BAT LA CAMPAGNE

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14/11/2017 par Thomas Fiera

Bon.

C’est vrai.

Ça fait bien longtemps que je n’avais pas publié sur ce blog.

J’ai été un peu occupé ailleurs, faut dire.

D’abord il a fallu que je démêle une sombre histoire en banlieue, ça m’a pris un sacré bout de temps et j’y ai laissé quelques plumes.

Ensuite il a fallu que je file un coup de main au gars Ferrero mon Watson à moi – qui était excité comme une puce en chaleur à l’idée de raconter cette fameuse enquête banlieusarde et j’ai dû le réfréner pour éviter qu’il ne parte en sucette et raconte encore n’importe quoi en enjolivant à mort.

Ce mec est un mytho de première et il faut toujours qu’il en fasse des tonnes. Déjà qu’il se prétend écrivain alors que c’est moi qui me cogne l’essentiel du boulot…

Quoi qu’il en soit, le résultat est plutôt pas mal et ça sera publié un de ces jours… Je vous tiendrai au courant.

Bref.

Et ce week-end, il m’a obligé à l’accompagner à un salon du polar qui se déroulait à Ozouer le Voulgis ! Vous avez bien lu ! Moi, citadin pur sucre, nourri au macadam et shooté à l’oxyde de carbone, il m’a traîné au beau milieu de nulle part, dans un coin de Brie où vous avez plus de chance de croiser une vache à carreau qu’un top model Ukrainien ou un tueur moldave !

Il voulait frimer, jouer à l’écrivain et épater ses potes scribouillards en leur exhibant un vrai détective, un dur à cuir authentique, avec flingue et tout ça…

Bref et bref.

Dire que j’y suis allé à reculons est un doux euphémisme et j’étais prêt à essayer de m’enfuir à la première occasion, à me carapater loin de la luzerne et des champs boueux et pourtant je suis resté deux jours et je fus bien navré de devoir mettre les bouts. C’est tout juste s’il n’a pas fallu me virer à coup de fourche.

C’est que dans ce petit village ravitaillé par les corbeaux j’ai été littéralement assailli de gentillesse par toute une horde de braves gens tous plus sympas, humains et altruistes les uns que les autres ! Moi qui passe ma vie au milieu des méchants et des salauds, j’ai pas l’habitude des complots humanistes !

Vous vous rendez compte ? Des femmes et des hommes qui juste pour le plaisir et le plaisir de faire plaisir ont consacré des semaines à organiser ce fichu salon et deux journées pleines à en faire une réussite ! Ça existe donc encore les gens biens ? Oui. A Ozouer le Voulgis !

J’ai pas retenu tous les blases mais même si je salue tout le monde, j’accorde quand même une dédicace toute spéciale à Sylvie Kowalski, l’âme et la cheville ouvrière de ce salon, une blondinette sympa comme tout, humaine, chaleureuse et l’œil toujours humide d’émotion à l’idée d’avoir réussi tout ça !

Et puis les scribouillards qui ont squatté le buffet et usé les chaises étaient tous également sympas et même plutôt moins dingues que le Ferrero.

Un grand baraqué à bonnet de marin, un certain Ian Manook qui fait dans le polar mongol, était le parrain du salon et moi qui me méfie des stars, j’ai été bluffé par la simplicité du gars, sa gentillesse et son rire de petit garçon émerveillé. Un petit garçon d’un mètre quatre-vingt deux et quatre vingt treize kilos quand même. Le petit garçon qu’on fait pas chier quoi !

J’ai pas eu le plaisir de causer vraiment avec tout le monde, mais j’ai été assez verni pour m’attarder un peu plus avec des auteurs pas piqués des vers : Jean-Michel Leboulanger, Nicolas Jaillet, Nick Gardel, Cédric Blondelot, Jean-Hugues Oppel et les charmantes et talentueuses Cécile Pellault et Katia Campagne…

Et puis naturellement, j’ai pu voir tous ces joyeux fondus que sont ces lecteurs passionnés de polar qui viennent claquer en bouquins le fric durement gagné et que ça fait chaud au cœur de voir que même au fin fond de nulle part, la culture, le livre et la littérature résistent à la grande offensive de la connerie planétaire.

Purée ! Vous me connaissez, sans être franchement cynique je ne suis pas du genre fleur bleu et bien là, je vous assure, ça m’a fait tout drôle dans le buffet et ça m’a bien réconcilié avec l’humanité.

Enfin… jusqu’à ce que je revienne à Paris.

Et toc !

 

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5 réflexions sur “FIERA BAT LA CAMPAGNE

  1. Contente de te lire à nouveau, et en plus sur un beau sujet, humain et chaleureux

  2. walachniewicz dit :

    Ouf vive Paris, j’ai presque eu peur de ne plus vous retrouver tel que je vous connais, je l’aime bien moi celui qui emmerde les méchants et les gentils ;o)

    • Thomas Fiera dit :

      Ne vous inquiétez pas ! L’influence lénifiante de la campagne ne dure jamais très longtemps. 😉

  3. Toujours un plaisir, « le fond et la forme », surtout quand le fond est en forme.

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